samedi 28 avril 2007

En route pour Tarifa


Juste un petit mot avant de filer prendre l'avion pour Tarifa en Espagne pour assister au Festival de Cine Africano de Tarifa . Ors el dhib-Tendresse du loup y est en compétition dans une catégorie appelée EL SUEÑO AFRICANO- Le rêve africain. Ouf ! Enfin un peut de poésie.

Je serai donc, dans quelques heures à quelques kilomètres (à peine quatorze) de la côte marocaine dans une ville battue par les vents entre mer méditerranée et océan atlantique.
Parfois c’est vraiment dur de faire ce métier !!!

Alors à très vite avec certainement quelques belles photos




mercredi 11 avril 2007

Et sinon...

Et sinon plus récemment le film est passé au Philadelphia Film Festival dans une catégorie assez étrange Cinema of the Muslim World (sic).
Comme si on faisait des projections de films du "Monde Bouddhiste" ou du "Monde Chrétien" …bizarre!!! Les classifications géographiques ou culturelles comme Film Tunisien, Africain, Méditerranéen, ça ok. J'ai déjà plus de mal parfois avec les classifications plus floues, comme Cinéma Arabe ou les fourre- tout genre : World Cinéma. Mais alors la catégorie religieuse! Ça j'avoue: je suis larguée!

Il est programmé aussi au
Singapore International Film Festival dans la catégorie The Secret Life of Arabia (re sic). Vous savez je crois vraiment que les mecs qui inventent les noms des sélections dans les festivals de cinéma doivent s'acquitter de leur tâche en fumant de gros joints...
Sinon on est avec de super films, notamment celui de Ghassan Salhab The Last Man, et ça c'est le plus important.

Alors bonne projection à tous les festivaliers singapouriens et singapouriennes.
A bientôt

Quand Milan nous sourit!

Le mois dernier et pendant que je faisais mon boulot quotidien de comédienne (c'est à dire chercher du travail.) Jilani était en vadrouille avec notre film au Festival International de Films de Fribourg où celui ci était sélectionné dans la catégorie Images de la vie urbaine et monsieur râlait presque de devoir aller à Milan pour le Festival du cinéma Africain, d'Asie et d'Amérique Latine.
Il aurait eu tort de ne pas y aller car si le Festival du Films de Fribourg a valu deux très beaux prix ( Mention spéciale du Prix du Public , Mention spéciale Jury œcuménique) à l'excellent Jounoun Démences réalisé par Fadhel Jaïbi et superbement porté par mon compère Mohamed Ali Ben Jemmaa, et qu'il a su récompenser du Prix SSA/Suissimage du scénario
Roma wa la n'touma de Tarique Teguia, Milan réservait à Jilani une belle surprise...
Et là, roulement de tambour tatata taaaa!
Je cite:
"Le Jury du PRIX AU MEILLEUR FILM AFRICAIN du festival composé des journalistes et des critiques de cinéma Luca Barnabé (Ciak), Goffredo De Pascale (Diario) et Mauro Gervasini (Radio Popolare)
a décidé de décerner le Prix du meilleur film africain du Festival à:
Tendresse du loup di Jilani Saadi (Tunisia)
Pour la modernité du langage, la délicate rudesse avec lesquelles est traité le conflit entre la figure féminine et une société machiste, la lucidité avec laquelle est représenté un pays déchiré et pour avoir décrit comment la vie de banlieue devient un épicentre dramatique de la réalité urbaine."

Vraiment! ça fait plaisir...
( il faut le dire avec l'accent)

lundi 12 mars 2007

Grosse Pomme

Me voilà revenue de ce bref séjour New-Yorkais, à peine le temps de tomber amoureuse de cette ville et me voilà de retour. Et quand je dis amoureuse, c'est folle amoureuse que je veux dire. Cette ville est incroyable on s'y sent chez soi immédiatement, comme si elle vous attendait depuis toujours: "Viens, bienvenue! Perds-toi dans mes rues! Fais comme chez toi! Flâne, rêve, respire, recharge-toi de mon inépuisable énergie! Mon coeur est assez grand."

Pire que l'île des Lotophages je vous dis! New-York est une vieille enchanteresse urbaine. Il y a dans cette ville quelque chose de populaire et de bordélique que j'adore.

Il faut dire que j'ai été extrémement bien accueillie par la formidable équipe de Alwan for the arts qui organise le New York Arab & South Asian Film Festival. C'est un petit festival militant créé et dirigé par une association de passionnés dont le brillant néo-dandy Ahmed Issawi qui en est le programmateur et le directeur, ainsi que toute une équipe de bénévoles généreux dont la pétillante Emna Zghal, une artiste plasticienne tunisienne installée à New York. Elle et Lui a été très bien reçu et les retours ont été très positifs. Pour moi, ce fut réellement intéressant d'entendre les réactions du public sur ce film qui peut être considéré comme un petit ovni déjà en Tunisie.

En résumé : belles rencontres, débats passionnants, ville incroyable, bonheur de retrouver mon amie Cécile et occasion de vérifier le franc-parler légendaire des conducteurs de taxis et de goûter l'alimentation de base du flic en planque. Si c'est pas un super voyage ça! Résultat: il faut absolument que je trouve le moyen d'y retourner vite vite vite!!! Et ça voyez-vous, c'est un vrai problème ...

Ahmed Issawi, le dandy d'outre-Atlantique, et moi au gala de clôture

Emna Zghal, mon coup de coeur : intelligence et humour fracassant je ne résiste pas!

Cecile ma parisienne de la grosse pomme

Yello cabs et melting pot.

Ça ne remplace pas le "gattou dro3 " de nehj el dabbaghin. Si l'inspecteur Harry connaissait il serait conquis.

mardi 27 février 2007

Elle et Lui à New York


Un petit post pour vous signaler que mon premier long métrage "Elle et Lui" réalisé par Elyes Baccar est programmé au New York Arab & South Asian Film Festival.
Il passera au Tribeca Cinemas à 5:15 pm
Je viens de l'apprendre d'où l'annonce tardive. Je suis invitée mais je ne sais pas si je pourrais m'organiser assez vite pour y aller( toujours la dernière prévenue).
C'est un huis clos à deux personnages un peu expérimental , instrumental comme dit Mohamed Ali Ben Jemmaa mon partenaire sur cette aventure qui remonte déjà à l'hiver 2002 ( mais pourquoi je tourne toujours en hiver? Une malédiction peut-être.).
Amis New-yorkais bonne projo.
anissa

samedi 10 février 2007

Ne nous tirons pas une balle dans le pied.

Depuis quelques jours un raz de marée s'est emparé du petit monde de la production cinématographique tunisienne, trois des derniers longs métrages tunisiens ont été honteusement piratés vidant immédiatement les salles d'un bon nombre de spectateurs et privant les auteurs et producteurs de ces films du nerf de la guerre tout en confirmant le discours déjà trop répandue des oiseaux de malheur qui prédisent la disparition des salles de cinéma en Tunisie. Il faut savoir ce qu'on veut à la fin! Veut-on des productions libres indépendantes et dynamiques? Veut-on d'un cinéma qui nous ressemble? Veut-on d'une vraie scène artistique en Tunisie? Ou non? Si oui, alors dans ce cas ils faut que nos créateurs puissent vivre de leur travaille, puissent être dans une dynamique de création et ne pas attendre forcément les différents fonds de financement pour tourner; mais plutôt que l'argent d'un film serve à financer au moins en partie le suivant. Il faut que nos producteurs continuent à faire des paris cinématographiques et non pas à miser sur la rentabilité à court terme de la télévision qui sera toujours plus formatée. Il faut aussi simplement que les salles de cinéma continuent d'exister. Pour finir il faut pour qu'un cinéma nous ressemble et réponde à nos attentes de spectateurs que les réalisateurs, producteurs et distributeurs puissent tâter le pouls du public dans les salles, entendent ses désirs et ses besoins, ses enthousiasmes et ses griefs. Voulons nous d'une société où la culture et l'art sont un produit de consommation comme un autre. Au même titre qu'une pizza qu'on se ferait livrer à la maison: aussitôt mangée aussitôt digérée, aussitôt chiée. Une société existe par ce qu'elle pense, ce qu'elle rêve, ce qu'elle chante, ce qui la fait rire. Qui relayera tout cela quand nous n’aurons plus de production cinématographique nationale? Les blockbusters américains, les films égyptiens ou indiens ou les feuilletons télévisuels interminables d'où qu'ils viennent. Alors ne nous tirons pas une balle dans le pied.



Je vous invite à aller sur le blog de Néjib. Vous y trouverez plus d'infos, le compte-rendu de la conférence de presse sur le piratage ainsi que son analyse qui est très pertinente. à bientôt

Sorties....

Après mûre réflexion Jilani vient de m’annoncer qu’il recule la sortie tunisienne du film à l’automnes prochains sans doute après les festivités ramadanesques et les Journées Théâtrales de Carthage. C’est lui le boss ! J’espère en tout cas que vous serez au rendez-vous.

Quant à la sortie française elle reste prévue (in challah ! On croise les doigts ! On touche du bois ! On crache par terre ! Et tout le tintoin !!!) Elle reste donc prévue, pour ce printemps. Je vous en dirai plus bientôt ! En attendant ne m’oubliez pas. Faites circuler ce blog. Je vous y attends avec impatience.

anissa

Et depuis?

Il s'est passé tant d'autres choses pendant ce tournage et j'ai plein d'images croustillantes encore en réserve.

Mais depuis ?

Depuis le tournage il ya eu Le Prix Swiss Effects au Festival de San Sebastián dans le cadre de Cinéma en Mouvement. Prix obtenu sur copie de travail et qui a permis à Jilani de finir le film. Puis il ya eu les Journées Cinématographiques de Carthage.

Mohamed Graaïa complètement déphasé de retour expres d'un tournage dans le sud juste pour la projection.

Et le trac de rencontrer le public tunisien puis le bonheur de l’accueil qu’il a réservé au film : les témoignages de sympathie des uns l’émotion des autres et les super discussions avec beaucoup.

Et puis hop en route pour le Dubaï International Film Festival ! Folle virée. Ville aussi démesurée que factice, mais bon sang quelle concentration d’énergies et de talents (Les habitués du blog de Najib Belkadhi comprendront ce que je veux dire!) Et plein de beaux films et de superbes rencontres humaines ! Sans oublier le Mohr d’or pour VHS Kahloucha !!! Mais surtout un accueil très chaleureux de la part du public et des professionnels présents.

La folle équipe avec entre autres Jilani ,Guassen Salhab , Maji Abdi, et Le grand blond inconnu...

Les deux super compères de Propaganda à Dubaï juste avant la cérémonie et leur prix.

Personnellement, j’ai eu deux coups de cœur cinématographiques (outre notre Kahloucha national) pour I am the one who brings flowers to her grave : magnifique documentaire de Hela Abdallah et Ammar El Bik (Ou quand le cinéma se fait expérience humaine) et Atlal du libanais Ghassan Salhab : un film très beau servi par l’impeccable Carlos Chahine et un hommage brillant au Nosferatu de Murnau.
Fou rire avec notre sympathique interprète tunisienne à Dubaï. Et oui on fait des réponses trop longues.Pardon.

Et puis tout récemment le Festival International de Rotterdam. Ce grand rendez-vous du cinéma indépendant nous a réservé encore de belles surprises. Des salles combles de public Hollandais chaleureux et curieux de beaux débats après le film et encore de belles rencontres cinématographiques et humaines.

Séance de Q and A après la projection avec Intishall Al Temimmi l'un des programmateurs du festival.

Non seulement ils viennent nombreux mais en plus ils restent presque tous pour les débats. Ils sont fous ces Hollandais!


Comme la rencontre avec la folle équipe du dépotant film sud-africain Bunny Chow ; qui raconte la folle et musicale virée de quatre mecs au festival de rock de Oppikoppi. Ce road movie nous donne à voir une jeunesse urbaine qui se fraie un chemin dans la vie tant bien que mal à coup de vannes, de second degré et d’un sens aigu de la liberté. Que du bonheur!!!


vendredi 9 février 2007

Il ya eu aussi....

Les moments magiques!!

Les légumes!!!

Marina à l'oeuvre .

Le supplice chinois du micro dans les cheveux. Ou comment aérer le cerveau d'une comédienne en lui faisant des trous dans le cuir chevelu. Particulièrement utile en cas d'actrice têtue. Vous verrez, ça les calme !!!


Le lablabi land!

Les films égyptiens?!

L'assistante sacrifiée.

Les anniversaires!

Des moyens hollywoodiens!

Les moments pas glamour du tout, mais alors pas du tout!

Sans oublier les longues longues polémiques à propos des axes!

Ce soir là toute l’équipe était déchaînée
Un fou rire généralisé avait pris possession du plateau. Rien à faire pour les retenir.
Justement la nuit de tournage où je suis sensée pleurer tout du long. C’est bien ma veine !

Mais heureusement Jilani toujours solidaire de ses comédiens s’astreindra à rester sérieux. Et puis j’ai pu compter sur mon discman et sur l’album « Post » de Björk qui m’ont été fidèles pendant tout le tournage.



Et puis il ya eu de sacrés fous rires ! Tout le temps, à propos de tout et surtout de n’importe quoi ! De quoi faire oublier toutes les difficultés du tournage. Franchement sans l’ambiance sensationnelle qui a régné tout le long du travail, le film n’aurait pas été le même. En cela toute l’équipe a été formidable, ils ont tous contribué à créer un climat de confiance qui a permis à chacun d’entre nous (et particulièrement les comédiens) de se donner à fond en se sentant comme protégé par l’équipe.

lundi 15 janvier 2007

Ce qu'il faut savoir sur ce tournage...

C'est qu'on a eu froid

Très froid

De plus en plus froid

Et puis on s'est résignés

Alors vive le Barnouss!!!

une néophyte

Et voilà ! Je me lance enfin comme une grande sur la blogosphère. Néophyte en la matière mais convaincue de la pertinence du média, je crée ce blog afin de pouvoir échanger simplement, amicalement, joyeusement, humoristiquement, passionnément, avec tous ceux qui en auront envie autour du film "TENDRESSE DU LOUP" de Jilani Saadi. Film dans lequel je joue ainsi que Mohamed Graya sans oublier Atef Ben Hessin , Abdelmonem Chouiette et Habib Ben M'barek.
Ce film est un pari audacieux et une belle aventure artistique et humaine que je vais essayer de vous faire partager.

Faites moi signe
A très vite, Anissa qui fait ses premiers pas.